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 La route d'Andelaüs

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Hisaa

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Messages : 28
Date d'inscription : 30/01/2014

MessageSujet: La route d'Andelaüs   Ven 31 Oct - 16:01

Je fais une brève mise en contexte ; Andelaüs est le nom que porterait mon Utopie si elle existait. Ce nom a été choisit vis à vis de Al-Andalus, suite au visionnage d'un reportage fort intéressant sur Arte. Ce nom m'est toujours resté depuis. Je tiens à préciser également que ce texte est disponible sûr un autre forum où je l'ai partagé une première fois, toujours sous le nom de "Hisaa". La suite est disponible sur ledit forum, cependant, elle est en cours de réécriture. Ce texte n'a aucun rapport avec un manga. 
___

Les montagnes se succédaient pour offrir une chaîne longue et fascinante. On aurait pu y voir une toile, une peinture à la fois réaliste et étrange. Andelaüs ne se trouvait maintenant qu'à quelques lieux du campement qu'ils avaient établis dans une fissure créée par l'ensemble de montagnes. Le campement était petit et discret et presque invisible à l'oeil nu. Le trio et leurs armées respectives s'étaient endormies lorsque la nuit s'était faite noire. Plus aucun bruit ne subsistait dans les contrées de Klaüs, le moindre bruit était entendu durant de longues secondes et l’écho des montagnes n'arrangeait rien. Andelaüs, ce qui les poussaient à voyager loin de chez eux, était une ville mythique, que jamais personne n'avait vu ou trouvé. Andelaüs n'existait que pour quelques fanatiques dépourvues de capacité de réflexion ; c'est sans doute pour cela, d'ailleurs, qu'il n'y avait que quelques fous qui osaient s'aventurer aussi loin. La légende promettait vie éternelle à ceux qui retrouveraient la cité mythique. Nos trois héros, respectivement âgés de 28, 21 et 34 ans étaient princes de leurs royaumes, mais on les avaient bannit. Tudraël avait été bannit pour une faute militaire dont lui et son père avaient été les seuls mit au courant. Pierre avait trompé sa femme et l'affaire s'était rendue bien rapidement publique, créant des échos des aventures bien nombreuses du Prince, il fut prouvé, mais bien trop tard, que ce n'était que des fabulations. Sir Idryll, héritier du trône d'Idryll, lui n'avait commit aucune faute mais souhaitait laver le passé et les massacres de sa défunte mère, affirmant donc qu'il en était le coupable ; on l'eut bannit à cause de la folie dont il était accablé. 

Les trois amis de longue date, ayant écoulé des jours heureux durant leurs enfances, s'étaient retrouvés sûr la route d'Andelaüs. La douce lumière matinale, le soleil qui se faufilait entre les cols des montagnes et le chan des oiseaux spéciaux qui occupaient l'endroit avaient contribué à aider les armées et leurs généraux à se réveiller. Tous, ici, utilisaient le mot armée pour se qualifier mais ils n'étaient jamais plus de quinze hommes par personnalité. Seulement une seule et unique femme, prêtresse de 23 ans, s'était glissée parmi les hommes avec l'accord de Sir Idryll, elle en était fière et plus terrorisée encore ; derrière elle elle avait laissé sa famille qu'elle avait lâché pour son propre bonheur. Ce matin, aucune collation n'avait été prévue ; les affaires furent vite repliées et c'est dans la bonne humeur et les chants paillards qu'ils reprirent la route. Les cartes de cuir qu'ils possédaient indiquaient qu'il ne restait que deux ou trois épreuves à traverser pour atteindre la ville sainte. 

Un bruit inquiétant vint gagner les oreilles de chacun. Des bruits de pas... non, de course. On courait, mais qui courait ? De furtifs coups d'oeil furent lancés dans tous les sens, l'inquiétude gagnait peu à peu les soldats. En chef de tête se trouvaient les trois princes, qui balayèrent comme un seul, le paysage montagneux ; s'ils se faisaient assaut, ils seraient piégés car ils se trouvaient prenable de tous les côtés. 

Les guerriers apportèrent leurs mains à leurs fourreaux ou à leur dos ; certains avaient choisit de vulgaires haches à double tranchant pour faire un peu plus de dégâts – leurs lames étaient bien souvent rouillées et couvertes de sang, car on leur avait offert au début de leur service militaire et jamais ils ne l'avaient quitté -, d'autres de longues lames importées des pays de l'est et, rares étaient ceux qui maniaient l'arc – ils possédaient au cas ou une lame fine ou une longue épée. Un garde lança un cris emplis de rage et fit se croiser les premiers fers. Son épée, dans un bruit assourdissant se claqua contre la lame d'un être répugnant aux allures inhumaines. Dans un même chaos, tout le monde se mit à paniquer à la vue d'une armée d'Hommes sortis de l'enfer. Leur corps était des plus normaux ; ils étaient vêtus, pour la plupart, de vêtements traditionnels en lin, pour d'autres, d'armures en fer ou en maille et pour la troisième et la plus abominable, ils étaient nus. Au niveau de leur visage – tous ressemblants – ils avaient des pommettes creuses, la peau pâle et crasseuse, des narines dilatés et des yeux noirs ; aussi noir que les ténèbres. A quelques endroits, les cheveux étaient tombés et laissaient place à de la chaire et du sang qui avait noirci à certains endroits, qui dégoulinait monstrueusement le long de leurs corps essoufflés. Peu à peu ils progressaient vers les compagnons qui tentaient la fuite. 

« - Cela suffit ! Nous sommes des Hommes bon dieu ! Reprenez-vous ! » 

Pierre était hors de lui, il n'aimait guerre le comportement fuyard que prenait ces hommes, car jamais il n'avait vu de pareils mauviettes, même au sein de sa propre armée. Les quelques hommes qui avaient daigné l'accompagner aussi loin de ses terres étaient des exclus de l'armée, ayant refoulé leurs origines pour ne pas prendre le risque de faire perdre à leur pays natal un peu de dignité. Pierre, d'un geste de main vif et contrôlé, sorti son épée de son fourreau et donna aux hommes le signale du combat. Ils étaient en tout une trentaine, peut-être une quarantaine... Face à eux se trouvaient une cinquantaine, voir une soixantaine d'êtres mais ils ne devaient pas posséder dans leurs rangs une dame capable de soigner les plaies les plus profondes. 

« - Ne vous mettez pas en rang, allez directement au combat ! » Hurla d'une voix tonitruante Pierre, dont l'inquiétude ne cessait de grandir et dont le hurlement avait provoqué plus une vague de peur que de motivation au sein des trois armées réunies. 

Les hommes, cependant, se mirent à combattre, avec une vivacité, une force, une énergie et une motivation hors norme. On leur avait apprit, cependant, lors de leurs entraînements militaires quotidiens, des années auparavant, que la motivation ne représentait rien si les capacités n'étaient pas présentes. Pierre, Sir Idryll et Tudraël – qui s'était motivé en dernier, n'aimant mais que sans plus faire la guerre, rejoignirent les hommes pour pouvoir combattre à leurs côtés. Le sang coula bientôt, en défaveur de nos trois Princes ; ce fut le sang d'un de leurs hommes qui coula. Aleyä se mit rapidement en place pour effectuer les premiers soins et personne ne s'occupa plus d'eux par la suite, car on avait une confiance aveugle en la jeune femme et ses dons de soins. 

Les lames continuèrent à se cogner les unes aux autres, elles formaient une danse mortelle et chacun des mouvements que les deux camps faisaient étaient un pas supplémentaire que l'on s'accordait à ajouter avec ou sans l'avis majoritaire ; on eut souhaité exclure des pas de danse durant ce combat, car ils étaient d'une rare violence ; on eut envie de les oublier, de les effacer, mais la danse, une fois enclenchée, ne peut plus être arrêtée. Les démons prirent le contrôle des guerriers qui souhaitaient protéger leurs vies plus que celles des Princes, ils se battaient non plus pour un blason ou une Légion auxquels ils auraient dû appartenir. Ils ne se battaient plus au non de ceux qu'ils protégeaient mais pour l'appel du sang ; aucune morale ne pourrait aller contre ça, leur raisonnement allait au-delà de ce qu'il fallait. Dans un même mouvement, comme liés, deux mêlées se formèrent dans chaque camps. Les victimes furent bien plus nombreuses du côté des mauvais, mais quel camp était réellement composé des êtres infâmes que l'on désignait par "mauvais" ? Ceux qui protégeaient leurs territoire, ou le semblant de territoire, ou ceux qui attaquaient ? Les deux armées se fichaient de la réponse, il ne voulaient qu'une chose ; la paie et la sérénité qu'arrivait généralement après une ou deux guerres. 

Les rangs étaient formées en trois lignes faites sur dix colonnes ; trente hommes et six étaient blessés et en cours de guérison. Les Princes, qui n'avaient rien organisé, firent comme s'ils étaient dans le mouvement et se mirent au devant des rangs pour pouvoir être en tête de file. Les épées des trois hommes, levées vers le ciel puis s'abaissant rapidement vers le sol signalèrent aux troupes qu'il fallait engager le combat. C'était le tout dernier combat pour « l'humanité ». Les pieds des soldats se levèrent dans un même mouvement, ils avancèrent et bientôt, le bruit se fit de nouveau, entre les montagnes où le sang se mit à couler à flot, formant une rivière pourpre sous les jambes tremblantes des soldats. Ils furent tous, dans le camp ennemi, réduits en charpie ; les soldats écarquillèrent les yeux, les doigts tremblotant des soldats laissa tomber les armes au sol ; les unes après les autres s'éclatèrent contre le sol. Certaines lames furent rompu suite à l'unique mouvement de l'être qui avait mit fin à la vie de ces êtres inhumains. L'air devint rapidement chaud, la panique envahis les lieux et l'on s'ordonna intérieurement de fuir les contrées où ils se trouvaient. 

« - Où allez-vous ?! Pensez-vous que fuir maintenant vous sauvera ?! » Cria Sir Idryll, dont la foi fut mise à rude épreuve durant cette journée ; après ce qui était arrivé, il n'avait plus douté de dieu mais les longues minutes qui avaient précédés l'événement, il n'avait plus cru en rien. 

Plus personne ne l'écoutait. Une quinzaine d'hommes étaient restés. Le silence fut de nouveau présent, les échos des hurlements avaient finit par cesser quelques secondes après les paroles qu'il avait prononcé. La chose qui avait rompu les rangs ennemis, personne ne l'avait vu et on ne savait pas ce qui avait poussé cet acte divin à se produire. Seulement, on savait désormais une chose ; il fallait faire vite pour retrouver Andelaüs. Les petites troupes se remirent en route, car on devait faire vite ; les assauts pouvaient être plus présents et se serait une catastrophe si un nouveau combat se déclenchait. Le soleil était à son apogée, la chaleur était étouffante et l'espoir était amoindrit. 
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Suzuna
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MessageSujet: Re: La route d'Andelaüs   Sam 1 Nov - 18:44

OMG OMG OMG OM--arehurighjreoyvr 
C'est juste magnifique, je pense que je vais écrire un pavé, mais vois-tu : Mes doigts tremblent tellement je suis émerveillé de ce OS *^* 

Par où commencé ? Tu as un style d'écriture fluide, tu détails les éléments qu'il faut et non pas ce dont on a pas besoin, on a pas besoin de s'imaginer le décors tellement tu le décris bien. Ton vocabulaire est recherché, riche et embellie ton écriture les fautes d'orthographes ont été inexistantes pour moi. Tu utilises des métaphores très imagés et précises comme "Les lames continuèrent à se cogner les unes aux autres, elles formaient une danse mortelle et chacun des mouvements que les deux camps faisaient étaient un pas supplémentaire" Je crois bien que celle-ci à été ma préféré ♥

J'adore particulièrement les histoires d'un point de vue externe, pas forcément omniscent, juste externe pour moi, tu as la main d'une écrivaine *-*

Ensuite, parlons de l'histoire, alors je te préviens, je ne suis pas une grande fan des fictions sur les rois/seigneurs etc...mais...je n'ai pas pus m'arreter de lire, tous simplement parce qu'avec ton histoire, on est de suite entré dans le vide du sujet, on nous apporte une description/introduction et BAM un événement se produit la description de la bataille, tous était juste géniale.

Et la :
Je fais ma chipoteuse x), et même si ce n'est qu'un détail, sache qu'en écriture on écrit jamais l'âge des personnages en chiffres, toujours en lettres, si on se présente on écrit "J'ai dix sept ans" et non pas "J'ai 17 ans" ou "Il avait trois ans" et non pas "Il avait 3 ans"
Le seul cas où l'on peut écrire en chiffre c'est lorsque l'on décrit ce qu'il y a écrit (par exemple : Sur la lettre y était noté un chiffre "8" plus loin une date "13/08/14" )
Encore une fois je chipote mais c'est aussi parce que si tu souhaiterais posté ta fiction sur les célèbres sites tel que Fanfic-fr.net ou Fanfiction.net ils sont plutôt strictes et n'acceptent que les citations en chiffre

Ahwn, comment j'ai trop chipoté, honte à moi juste pour des chiffres quoi '-'

En tous cas, n'hésite pas à poster la suite, ça serait à mon grand plaisirs de la lire =)

↑ Voila j'ai fais un pavé '-' c'était plus fort que moi xD ↑

____________________________________

drunken (<== ce smiley ne sert à rien mais j'le kiff *^* )
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